Pays d’alpages, de chalets serrés et de fromages de haute patience, le Beaufortain garde entre Arly, Doron et Roselend l’une des plus belles grammaires pastorales du Duché de Savoie.
Dix lieux cliquables pour approcher l’âme de Beaufortain
Le Beaufortain est une couronne d’alpages posée sous les crêtes. Son histoire ne se lit pas d’abord dans de grands palais, mais dans les chalets, les fruitières, les oratoires et les chemins muletiers qui reliaient la Tarentaise, le Val d’Arly et les hautes combes. La Savoie y prend la forme d’une économie patiente, fondée sur l’herbe, le lait et la solidarité des hameaux.
Au Moyen Âge, ces vallées relèvent des équilibres savoyards faits de seigneuries, d’abbayes, de péages et de paroisses. Les cols secondaires ouvrent des passages discrets, tandis que les communautés d’alpage organisent la montée des troupeaux. Le baroque savoyard y ajoute plus tard ses ors, ses retables et sa ferveur de montagne.
Le XXe siècle a bouleversé le Beaufortain par les barrages, les routes et les sports d’hiver, sans abolir son identité première. Roselend, Arêches et Beaufort composent aujourd’hui un territoire où le visiteur entend encore la vieille leçon savoyarde : habiter la pente sans la brusquer.
Village de montagne, Arêches associe ski, pastoralisme et mémoire des chemins d’alpage.
Le bourg concentre les échanges, les marchés et la renommée du fromage Beaufort.
Le lac de Roselend donne au paysage pastoral une majesté moderne et hydroélectrique.
Aux portes du Mont-Blanc, les hameaux conservent une architecture de bois et de pierre.
Les grandes dates qui ont façonné le Beaufortain
Avant le duché, les vallées savoyardes appartiennent à un monde de peuples alpins, de routes romaines et de cols surveillés. Les passages du Petit-Saint-Bernard, du Mont-Cenis et les rives lémaniques fixent déjà une vocation de seuil européen.
Autour d’Humbert aux Blanches Mains, une puissance féodale se constitue par les alliances, les péages, les abbayes et les verrous de vallée. La Savoie devient une politique de routes autant qu’une terre de montagnes.
Les comtes organisent les villes, concèdent des franchises, surveillent les cols et s’implantent entre Léman, Maurienne, Tarentaise et Piémont. Bourgs neufs, tours et maisons fortes dessinent la carte politique des pays savoyards.
L’empereur Sigismond élève Amédée VIII au rang de duc. Ce changement consacre la place européenne de la Savoie, principauté charnière entre royaume de France, Empire, Suisse et Italie.
La capitale politique glisse vers Turin, mais les vallées savoyardes demeurent le cœur historique de la dynastie. Le baroque, les sanctuaires, les routes militaires et les forteresses racontent une province frontalière et catholique.
Occupée par la France révolutionnaire, restaurée dans le royaume de Sardaigne, la Savoie connaît un siècle de bascule. En 1860, le traité de Turin et le plébiscite rattachent la province à la France.
Le romantisme, les chemins de fer, l’alpinisme, l’hydroélectricité et les sports d’hiver transforment les vallées. La Savoie contemporaine reste fidèle à ses récits de cols, de villages, d’alpages et de hautes neiges.
Dix sites, monuments et paysages qui forgent l’identité du territoire
Barrage de Roselend éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Village de Beaufort éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Église Saint-Maxime de Beaufort éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Arêches éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Hauteluce éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Col du Pré éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Cormet de Roselend éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Chapelle de Roselend éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Vallée du Doron éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Fruitière de Beaufort éclaire l’identité de Beaufortain par ses pierres, ses paysages et les usages hérités de l’ancien Duché de Savoie.
Figures historiques associées au Duché de Savoie et à ses marches
Vingt-deux personnages avec dates, rôle et lien dédié
« Beaufortain n’est pas seulement une destination : c’est une manière savoyarde de tenir ensemble la montagne, les passages, les sanctuaires, les lacs et la mémoire d’un duché aux horizons européens. »
Découvrez les territoires historiques limitrophes
Cinq sources touristiques et patrimoniales
Informations sur Arêches-Beaufort, les alpages, le barrage de Roselend et les itinéraires patrimoniaux.
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Ressources culturelles sur l’art baroque, les itinéraires patrimoniaux et l’histoire des hautes vallées savoyardes.
Base nationale du ministère de la Culture pour les monuments, objets et notices patrimoniales.
Sources historiques, cartes, inventaires et documents relatifs à l’ancien duché et aux pays savoyards.
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