Libre par nature et par vocation, la Franche-Comté — le comté franc — a toujours revendiqué son indépendance. Entre Jura, Vosges et Rhône, cette province aux forêts profondes et aux rivières cristallines a résisté pendant des siècles aux appétits des grands royaumes, avant d'être définitivement rattachée à la France en 1678 par Louis XIV.
La Franche-Comté s'étend sur le massif jurassien et ses plateaux calcaires, entre les plaines de Saône à l'ouest et la frontière suisse à l'est. Le Doubs, la Loue et l'Ain y creusent des gorges spectaculaires. Les forêts de sapins, les lacs de Chalain et de Clairvaux, et les reculées jurassiennes composent un paysage d'une beauté sauvage et préservée.
Héritière du royaume de Bourgogne, la Franche-Comté a été successivement sous domination germanique, bourguignonne, espagnole et autrichienne avant d'être conquise par Louis XIV en 1674 et définitivement rattachée à la France par le traité de Nimègue (1678). Besançon, sa capitale, porte encore les traces de Vauban, qui y construisit sa citadelle la plus aboutie, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La province a donné à la France Victor Hugo, Pasteur et Courbet.
La Franche-Comté est le pays du comté, du morbier et du mont d'or — trois fromages d'exception. C'est aussi celui de l'horlogerie (Besançon, Pontarlier), des pipes de Luxeuil, des vins du Jura (savagnin, vin jaune, vin de paille) et des sapinières qui parfument l'air d'une odeur de résine. La culture comtoise mêle rigueur bourguignonne et liberté montagnarde.