Aux confins du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, la Marche est une terre de frontières et de passages. Ni tout à fait du nord ni tout à fait du sud, elle a longtemps servi de tampon entre les grandes provinces, développant une identité propre, faite de sobriété, de résistance et de beauté secrète.
"La Marche est une terre de passage qui a su rester elle-même — sobre, secrète et fidèle."
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La Marche occupe les plateaux cristallins entre la Creuse et la Haute-Vienne, aux confins du Massif central. Ses paysages de bocages, de landes et de forêts de châtaigniers sont traversés par la Creuse, la Gartempe et leurs affluents. Guéret est le chef-lieu de la Creuse, Bourganeuf et Aubusson les villes emblématiques de la Haute-Marche.
La Marche (du germanique marka, frontière) fut créée au IXe siècle comme zone tampon entre le duché d'Aquitaine et le comté de Poitiers. Divisée en Haute-Marche (Creuse) et Basse-Marche (nord de la Haute-Vienne), elle fut longtemps disputée entre les grandes dynasties féodales. La tapisserie d'Aubusson, dont les origines remontent au XIVe siècle, fit la renommée mondiale de la région. La Marche fut intégrée à la couronne de France en 1527.
La Marche est une terre d'artisans et de tisserands. La tapisserie d'Aubusson, classée au patrimoine immatériel de l'UNESCO, est le fleuron de cette province. La gastronomie marchoise — pâté de pommes de terre, clafoutis, fromages de chèvre — est simple et généreuse. Les paysages de bocages et de landes offrent une nature préservée et apaisante.