Pays de bocage et de forêts au nord-ouest de l'Anjou, le Segréen déploie ses paysages de collines, de rivières et de landes autour de Segré. Territoire minier et bocager, pays du fer et du schiste, le Segréen est l'un des pays les plus sauvages et les plus préservés de l'Anjou, aux confins du Maine et de la Bretagne.
Le Segréen s'étend sur la partie nord-ouest du département de Maine-et-Loire, entre le Maine au nord, la Bretagne à l'ouest, les Mauges au sud et le Val d'Anjou à l'est. Ce pays de bocage dense est caractérisé par ses collines de schiste et de grès, ses forêts de chênes et de hêtres, et ses paysages de prairies permanentes et de bocage. Segré, petite ville de l'Anjou profond, est la capitale du Segréen et le centre de gravité de ce pays sauvage et préservé.
Le Segréen est avant tout un pays minier. Les mines de fer du Segréen, exploitées depuis le Moyen Âge et jusqu'au XXe siècle, ont façonné le paysage et l'économie de ce territoire. Les mines de Segré, de Baugé et de Pouancé ont produit des millions de tonnes de minerai de fer pendant des siècles, alimentant les hauts fourneaux de l'Anjou et de la Bretagne. Les paysages de terrils, de friches industrielles et de lacs de carrières témoignent encore aujourd'hui de cette histoire minière.
Le Segréen est aussi un pays de bocage et de forêts. La forêt de Pouancé, la forêt de Segré et les nombreux bois qui couvrent les collines du Segréen sont des espaces naturels remarquables qui abritent une biodiversité exceptionnelle. Les rivières du Segréen — l'Oudon, la Verzée, le Chéran — creusent leurs vallées dans le schiste et offrent des paysages fluviaux d'une grande richesse.
Le Segréen s'étend sur la partie nord-ouest du département de Maine-et-Loire, entre le Maine au nord, la Bretagne à l'ouest, les Mauges au sud et le Val d'Anjou à l'est. Ce territoire de transition entre le massif armoricain et les plaines sédimentaires du Bassin parisien est caractérisé par ses sols de schistes et de grès, qui lui confèrent ses paysages diversifiés de bocage, de collines et de vallées fluviales.
L'Oudon et ses affluents sont les principales rivières du Segréen, qui creusent leurs vallées dans le massif de schistes et offrent des paysages fluviaux d'une grande richesse. Les collines du Segréen, qui atteignent 150 mètres d'altitude dans leur partie septentrionale, offrent des panoramas remarquables sur les plaines de l'Anjou et du Maine. Le bocage du Segréen, l'un des plus denses de l'Anjou, est un espace naturel remarquable qui abrite une biodiversité exceptionnelle.
Le Segréen fut, dès l'Antiquité, un territoire peuplé par les Andécaves, peuple gaulois dont la capitale était Juliomagus (Angers). Les Romains établirent quelques voies de communication traversant le territoire, et la région fut le théâtre de quelques combats lors des guerres gauloises. Le christianisme pénétra dans le Segréen dès le Ve siècle, et les premiers monastères furent fondés dans les vallées fluviales.
Au Moyen Âge, le Segréen fut un territoire important de la maison d'Anjou. Les seigneurs du Segréen, vassaux des comtes d'Anjou, jouèrent un rôle important dans la défense de la frontière bretonne. La guerre de Cent Ans et les guerres de Religion marquèrent profondément le Segréen, qui fut le théâtre de nombreux combats et sièges. Le XVIIe siècle vit le développement de l'industrie minière dans le Segréen, avec l'essor de l'extraction du minerai de fer.
La Révolution française et les guerres de Vendée (1793-1800) marquèrent profondément le Segréen. La région fut le théâtre de nombreux combats entre les Vendéens et les armées républicaines. Le XIXe siècle vit le développement de l'industrie minière dans le Segréen, avec l'essor des mines de fer de Segré, de Baugé et de Pouancé. Les mines de fer du Segréen furent exploitées jusqu'à la fin du XXe siècle, laissant des paysages de terrils et de friches industrielles.
Le Segréen est ce pays de bocage et de forêts où les collines de schiste gardent la mémoire des mines de fer qui alimentèrent les hauts fourneaux de l'Anjou pendant des siècles, où les rivières creusent leurs vallées dans le massif armoricain et où les haies de chênes et de frênes dessinent un paysage d'une beauté sauvage et préservée — l'un des pays les plus authentiques et les moins connus de l'Anjou profond.